Bach/Busoni : Deux Chorals
Johann
Sébastien Bach (1685-1750) compositeur, claveciniste, violoniste et organiste
allemand. Dante Michelangelo Benvenuto Ferruccio Busoni (1866-1924) compositeur, pianiste, professeur et chef d’orchestre italien.
Nun komm, der Heiden Heiland
Wachet auf, ruft uns die Stimme
« Nun komm, der Heiden Heiland » et « Wachet auf, ruft uns die Stimme » sont extraits des 9 préludes de choral de Jean Sébastien Bach, écrits pour l’orgue, et que Busoni a adaptés pour le piano et publiés en 1898.
Si Busoni était un brillant pianiste virtuose comparable à Liszt, son oeuvre de compositeur est restée longtemps méconnue. Visionnaire, il aspirait à révolutionner le principe de la tonalité : mais il n’a pas eu l’audace d’appliquer ces préceptes à ses compositions et son oeuvre est restée extrêmement classique et fortement infl uencée par Bach et Liszt.
Outre les chorals il a également transcrit un certain nombre de pièces de Bach comme la toccata et fugue en ré m ou encore la chaconne de la partita en ré m pour violon.
David Zouzout




Si
Mozart, malgré son génie s’en tenait principalement à la réalisation de
musiques de commandes, Beethoven est le premier créateur à amener véritablement
le public à la musique. Ce qui caractérise l’oeuvre de Beethoven, c’est
qu’elle est indissociable de l’homme et du courage qu’il a eu de mener à
bien ses convictions d’artiste créateur.
Chopin
est indéniablement le compositeur par excellence à avoir révolutionné l’art
du piano avec Franz Liszt au cours de la première moitié du 19e siècle.
C’est l’époque des pianistes virtuoses, marquée également par l’art de l’improvisation
que Chopin maîtrisait parfaitement tout comme son ami et contemporain Franz
Liszt. Le caractère incomparable et si spontané de sa musique semble parfois
relever d’une composition quasi improvisée et pourtant, selon George Sand,
il pouvait réécrire cent fois la même mesure et passer des semaines entières
sur une seule page avant d’être satisfait. Chopin « poète du piano »exigeant
envers les autres et surtout envers lui-même, était en quête perpétuelle
de perfection.
Il
est difficile de définir l’art de Prokofiev en quelques mots, tant son style
se compose de multiples facettes. Indocile et volontiers provocateur, il
entendait ne pas se laisser enfermer dans des moules conformistes, et si
on retrouve dans sa musique des tendances classiques il développa également
un langage très novateur, audacieux et chargé d’émotions fortes, auquel
il ajoutait le lyrique et le grotesque.